CGT CATERPILLAR

Bienvenue sur notre blog

  • Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 3 septembre 2009

3 septembre, 2009

Le lynchage d’un cadre

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 10:47

 

On n’est pas des voyous !!!

 

En France, si les conflits sociaux opposant Direction, syndicats et salariés ont pu être parfois « virulent » ; ils ont toujours préservé l’intégrité physique de nos chers patrons ! A l’inverse de certains pays pratiquant d’autres « méthodes de gestion des conflits » ou bon nombre de multinationale tel que Caterpillar n’hésite pas à s’implanter !              

Est-ce bien raisonnable ?

Le lynchage d’un cadre, symptôme d’une économie chinoise malade.Le lynchage d’un cadre dirigeant dans la province du Jilin, au nord-est de la Chine, révèle de façon choquante l’état dans lequel se trouve l’économie chinoise. D’après le quotidien China Daily, Chen Guojun a été battu à mort juste après avoir annoncé aux ouvriers du producteur d’acier Tonghua Stell que plus de 80% d’entre eux seraient licenciés, en raison de la prise de contrôle rampante opérée par son concurrent Jianlong.

On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé. Les sources officielles parlent d’une émeute de 3000 personnes, mais le Centre d’information pour les droits de l’homme et la démocratie de Hongkong estime que le chiffre est dix fois plus important. Ces événements mettent en lumière la véritable motivation de la politique économique du gouvernement : éviter toute agitation sociale.

Dans un contexte où la sécurité de l’emploi est rare et le dialogue social peu développé, les troubles localisés peuvent se transformer en mouvements de révolte massifs. Les émeutes raciales déjà observées début juillet dans la province du Xinjiang ont fait 197 morts. Elles n’étaient pas motivées par des préoccupations économiques, mais les profondes inégalités de revenus qui caractérisent la région ont certainement mis l’huile sur le feu.

La montée du chômage est ce qui inquiète le plus. Les statistiques officielles annoncent un taux de chômage urbain de 4,3%, mais ce chiffre ne reflète qu’en partie la situation. Ces données négligent les personnes qui ne sont pas recensées en tant que demandeur d’emploi, ainsi que les 23 millions de travailleurs migrants ruraux sans travail qu’a dénombré le Bureau national des statistiques. Une fois ces populations rajoutées, le taux de chômage passe à 8%.

Il est possible que ce chiffre soit encore en dessous de la réalité. Il n’inclut pas les travailleurs migrants qui ont été remerciés depuis décembre 2008 et ne rend pas compte du sous-emploi endémique. Selon les travaux de l’Université du peuple de Chine, le taux de chômage réel pourrait ainsi largement dépasser 20%.

Aux yeux du reste du monde, la Chine est une puissance imposante qui domine déjà le marché des matières premières et qui dispose d’une réserve de 2000 milliards de dollars (1400 milliards d’€) en devises. Vu de Pékin, le paysage est bien différent : l’effondrement des exportations menace de faire dérailler la locomotive de l’emploi. Le gouvernement tente de limiter les dégâts en inscrivant à l’ordre du jour le maintien de la faiblesse du yuan, l’accord de subventions à ces entreprises non rentables, l’octroi de réductions fiscales et le lancement de campagnes pour encourager le pays à « acheter chinois ». Ces mesures irritent à l’étranger. Cela dit, il y a peu de chances de trouver des volontaires pour aller s’expliquer sur le sujet dans la province du Jilin.

(Source Le Monde du 29 juillet 09)

Jim Owens objectifs 2009 à 2012

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 10:35

 

Dans un récent entretien daté du 4 et 5 août dernier le PDG de Caterpillar Inc. Jim OWENS a annoncé ses perspectives d’avenir vers un pays émergent la Chine source de profit record pour le groupe d’ici 2012.

En ce qui nous concerne avec la perte du projet Cat. 2012 , le manque de perspective sur notre avenir, la perte de rentabilité du site, l’incapacité de nos dirigeants a redonné la confiance, l’envie, la motivation pour redevenir un site attractif vis-à-vis de groupe. Laisse au vu de l’intervieuw de Jim OWENS, pas beaucoup d’espoir sur l’existence futur de Caterpillar Grenoble.

Jim Owens, PDG de Caterpillar Inc. a présenté ses objectifs de 2009 à 2012 pour assurer le profit des actionnaires en suivant différents scénarios selon l’évolution de l’économique mondiale.

Une stratégie de crise :

La 4 et 5 août dernier, Jim OWENS a expliqué pendant deux jours le nouveau plan stratégique de Caterpillar à un groupe de spécialistes et de représentants de groupes d’actionnaires. Avec ce plan il compte positionner Caterpillar pour atteindre une rentabilité à long terme en suivant divers scénarios. Il a tracé les lignes qui doivent garder la corporation sur le chemin du profit : même si la crise actuelle dévierait vers ce qu’Owens appelle « une grande récession » il payera un  dividende « pendant la courbe creuse ».

-          La perspective 2012 : si l’économie globale évolue vers un retour à un cycle « normal Caterpillar s’attend à un profit de l’ordre de $8 à $ 10 par action d’ici cinq ans et les ventes devraient « s’approcher » des $60 milliards. C’est presque 20% de plus que Owens avait annoncé il y a à peine deux mois, quand il lançait sa « bonne nouvelle » qu’ici 2013 les ventes de Caterpillar atteindraient de nouveau le chiffre d’affaires record de 2008 ($51 milliards)

-          Dans le cas où la crise persisterait, Caterpillar pourra toujours assurer un profit annuel de $2,50 par action, bien qu’alors des mesures supplémentaires de réduction des coûts pourraient être nécessaires pour garantir cette rentabilité.

-          En plus, Caterpillar compte réaliser une marge de financement (cash-flow) significative entre $7 et $10 milliards en 2012.

-          Le chiffre d’affaires en 2009 atteindra entre $32 et $36 milliards avec une marge de profit par action de $0,40 à $1. Sans les frais pour les restructurations du premier semestre, ce profit aurait atteint $0,75 par action en plus. Sur toute l’année, il aurait rapporté entre $1,15 et $2,25.

-          La prévision du chiffre d’affaires du deuxième trimestre a augmenté, en partie grâce aux marges fortes dans le secteur des moteurs. Quelques concurrents dans la nouvelle gamme de moteur diesel seront obligés d’abandonner ce terrain si les commandes restaient au niveau actuel.

-          La diminution des stocks et la gestion des coûts seront passées en revue pendant toute la période de récession. Le développement des activités de service soutiendra le plan.

-          Caterpillar a parlé aussi de ses objectifs majeurs pour augmenter le profit dans les marchés émergents, particulièrement la Chine où la compagnie s’attend pour 2012 à des ventes bien au-dessus de $4 milliards. La compagnie augmentera on nombre d’usines de 6 aujourd’hui à 16 et sa main-d’œuvre augmentera de 4.000 à 10.000.

-          Dans l’avenir Caterpillar augmentera de toute façon l’efficacité de sa gestion par son système de production de Caterpillar (CPS)

L’avenir du profit pour Caterpillar est assuré, pour le monde il reste deux possibilités :

« Nous croyons que le redressement viendra inévitablement et que Caterpillar profitera du besoin du monde de produits que nous fabriquons » a dit Owens. « Tout comme les huit dernier mois, l’équipe Caterpillar a fait preuve de sa souplesse remarquable quand nous avons répondu aux changements rapides de l’économie globale »

« En regardant l’avenir, il y a trop d’incertitude pour savoir quand l’économie globale renouera avec la croissance positive robuste. Mais peu importe ce qui va se passer, Caterpillar a les personnes, les produits, les revendeurs et les stratégies pour prospérer et pour soutenir nos clients pendant qu’ils rendent le progrès durable possible dans chaque région du monde » a ajouté M. Owens.

En avouant que l’économie n’est « pas encore sorti du pétrin » Owens a remarqué aussi que les clients s’intéressent de nouveau à l’achat de nouvelles machines et de moteurs, là où il y a à peine quelques mois ils annulaient leurs commandes. En avril dernier, Caterpillar avait subi sa première perte trimestrielle en 17 ans, une baisse de 66%, partiellement due aux ventes faibles et au coût du licenciement de plus de 22.000 personnes et les coupures de production.

Fin juin, Caterpillar qui employait 112.887 personnes à la fin de 2008 en comptait encore 95.761.

Le scénario à long terme version optimiste :

M. Owens a dit que « la prévision optimiste pour le long terme tient compte de l’inflation et des taux d’intérêt des plans d’encouragement des gouvernements et la demande pour les machines, soutien essentiel pour les taux de croissance de produit intérieur brut de 3% ou plus. Une partie de cette demande serait alimentée par la nécessité de remplacer les camions de chantier utilisés presque sans arrêt dans le monde pendant le boom des matières premières des années précédentes. Le besoin du monde entier d’infrastructures est très élevé aussi y compris aux Etats-Unis qui a sous-investi dans les travaux publics. La compagnie base ici son optimiste sur les initiatives publiques en particulier en Chine où cela commence de donner des résultats.

Le scénario à long terme version pessimiste de la « grande récession » :

Dans ce cas M. Owens est bref : « Caterpillar connaître alors une grande croissance très lente résultant des problèmes économiques dans les pays développés, les déficits, l’augmentation des taux d’imposition fiscaux et les politiques d’austérité des banques centrales pour maîtriser l’inflation.

Pourtant :

Si Caterpillar réalise ses perspectives tout ne baignera pas dans l’huile pour autant. Quelques spécialistes dans la salle ont qualifié les objectifs pour 2012 fort exagérés vu la faiblesse persistante dans un secteur clé comme la construction et l’énorme investissement que Caterpillar doit faire pour renforcer sa présence dans les marchés émergents.

Pourtant M. Owens répond : « nous avons une grande stratégie et nous nous démènerons comme le diable pour maintenir cette stratégie. Dans deux ans, je prends ma retraite. Mon successeur lèvera le défi »

Des entreprises comme Caterpillar déplorent le licenciement d’un quart de son personnel et la diminution de 66% de sa production mondiale mais justes et nécessaires pour assurer la survie dans ces moments difficiles et pour être prêt quand la reprise sera là.

Pourtant, ils récompensent ce sacrifice d’emplois et de revenu d’un tiers de leur personnel par des nouveaux chiffres d’affaire et de profit record.

La base de plan pareil ne permet rien d’autre que d’aggraver la crise !

 

Barhama Kaolack |
Cgt Sagem DS |
Urbanisme - Aménagement - ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dust of infinity and ink blood
| BLOG Trésor 38 CGT
| PLANETE ON-LINE