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9 décembre, 2009

Souvenirs, Bernard Ciancia

Classé dans : Souvenirs.... — cgtcaterpillar @ 21:33

Souvenirs...
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L’orientation de la CGT face à la crise fait débat

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 19:55

L’orientation de la CGT face à la crise fait débat

Les syndicats, et le premier d’entre eux en particulier, pouvaient-ils «  faire plus  » après la réussite des 29 janvier et 19 mars  Le débat sur le rapport d’activité a tourné autour de cette question.

Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

C’est un sentiment bien présent, même si une fois la question posée, il semble difficile de trouver des réponses. Les syndicats, et parmi eux la CGT, pouvaient-ils «  faire plus  », «  faire mieux  » ou «  faire autrement  », pour amplifier le rapport de forces après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars derniers contre la crise  ? Le premier des débats du congrès a retourné la question dans tous les sens lors la discussion sur le rapport d’activité hier. Celui-ci a été approuvé à 77,29 % des mandats, un chiffre en recul de cinq points par rapport au dernier congrès. La veille, Bernard Thibault avait pris soin de préciser que, pour lui, la démarche de la CGT n’est pas en cause. «  Vous êtes tous témoins que, lorsque nous parvenons à la mettre en œuvre, ça marche  !  » avait-il assuré.

quelles revendications mettre en avant ?

Et parfois, cela ne marche pas, ou pas autant que souhaité, ont tempéré plusieurs délégués. «  Il y a des désillusions sur la conduite du mouvement intersyndical  », fait part Laurent Delaporte, de la fédération des ports et docks. Mais, explique Philippe Valla, du commerce, «  il faut apprécier nos résultats en fonction de nos forces  ». Pour Sophie Duquesme, des Chantiers navals de Saint-Nazaire : «  En janvier, nous étions dans un conflit offensif qui a ouvert des espoirs. Six mois plus tard, nous sommes retombés dans un conflit défensif. »

«  Ce n’est pas avec une mobilisation tous les trois ou quatre mois qu’on fera reculer le gouvernement. La CGT ne doit pas être dans l’accompagnement du système actuel », a affirmé Jean-Pierre Delannoy, de la métallurgie du Nord, opposant déclaré de la confédération. Si le rythme du mouvement interroge, la question de savoir quelles revendications mettre en avant occupe aussi les esprits. «  La crédibilité syndicale dépend de la capacité à proposer des solutions radicales face à la crise  », argumente Denis Durand, de la fédération des finances. Certaines, exprimées, revendiquent un refus plus affirmé des licenciements ou encore une revendication salariale chiffrée.  Être plus offensif dans les revendications, est-ce compatible avec une démarche d’unité syndicale  ? Certains, minoritaires, doutent. D’autres, sans réclamer un isolement de la CGT, suggèrent de savoir prendre un peu de distance. Alain Le Maux, de Rennes, se demande s’il n’aurait pas été fructueux «  d’appeler à la grève tout seul après le 19 mars  ». Mais, pour Raymond Vacheron, de la fédération du textile, «  être unitaire n’est pas contradictoire avec du volontarisme revendicatif. Ce sont les revendications qui fédèrent et conduisent à l’action  ».

Les salariés sans papiers n’ont pas expliqué autre chose. Motibo Traoré, intervenant «  au nom des 6 000 grévistes  », a lancé  : «  Nous sommes dans la lutte pour obtenir une circulaire claire, applicable sur tout le territoire national.  » Chiaka Fane, qui a, grâce à cette bataille, obtenu des papiers a tenu à dire que «  la solidarité est la clé de notre combat alors que le désespoir pousse chacun à aller de son côté. J’étais un sans-voix et vous m’avez donné la parole  ».

Paule Masson

La fin d’un conflit, peut-être pas !

Classé dans : * Flash info / Affichage — cgtcaterpillar @ 19:38

 

Ligne d’assemblage des Whex :

La fin d’un conflit, peut-être pas !

 

Après une semaine de grève les salariés de la ligne d’assemblage des Whex ont décidé de reprendre leur activité. L’aboutissement d’une semaine d’un bras de fer entre 25 salariés motivés, accusés par la direction de vouloir faire couler l’entreprise, parce qu’ils demandaient tout simplement que leur salaire soit revalorisé à la suite de la suppression par la direction leur prime d’équipe.

C’est dans une parfaite entente, unité, dans un profond respect et un excellent esprit de solidarité qu’ils se sont opposés à « l’autorité ». Ce n’est jamais simple de faire grève, ce n’est pas pour le plaisir qu’ils ou elles l’ont fait, c’est parce que la situation devient critique, intolérable, inacceptable. Comment continuer à vivre avec seulement un smic à la fin du mois pour certains(es) !

Pendant cette semaine de grève, ils ont témoigné de leurs difficultés au quotidien, comment à la suite du retrait de la prime d’équipe par la direction qui représente entre 20 et 30 % de leur salaire, ils arrivent à s’en sortir ou pas !

Certains ont décidé de vendre leurs biens mobiliers (véhicule, moto, électroménager, …) voir immobilier (appartement, maison,…) d’autres contractent de nouveaux crédits auprès de leur banque, empruntent auprès de la commission prêts du comité d’entreprise ou font des demandes d’acomptes pour payer une partie de leur loyer, de leur crédit, d’autres encore envisagent la collocation ou de prendre un appartement plus petit donc moins couteux, voire de dormir dans leur voiture. Ou bien encore ont décidé de ne plus déjeuner à la cafétéria faute de pouvoir payer son repas.

Ces témoignages bouleversants, inquiétants pour la santé et la sécurité de ces salariés au travail ne pouvaient que susciter, en tous cas de notre part, l’envie de les aider par tous les moyens possibles !

Rencontre avec la direction, courriers, tracts, informations auprès des salariés, de la presse, des médias, quête organisée tous les jours sur les deux établissements, sollicitation des mairies pour apporter une aide sociale…

Ces actions multiples qui ont trouvé un écho positif auprès des salariés soutien moral et financier de 1146,85 €, des élus et de la population, semblent peu ou prou trouver une écoute auprès de la direction !

Pour le moment, seule la régularisation des coefficients pour certains d’entre eux va être réglée rapidement. Pour l’aspect salarial, la direction s’en remet à la négociation annuelle obligatoire qui débute le 15 janvier 2010.

Un demi-remake de « vie ma vie » :

En guise de solution pour rattraper le retard pris sur la production des pelles sur roue (Whex) la direction a décidé de constituer des équipes composées de volontaires issus des quartiers favorisés (essentiellement membres du groupe de direction, salaire moyen 2500 € à 3000 € par mois)

Cette équipe hétéroclite a pendant presque deux jours essayé de monter les dites machines qui pour le moment n’ont toujours pas démarré correctement.

Cette solution contestable puisqu’elle vise à casser un mouvement de grève, était la réponse soit disant appropriée, puisque les 25 grévistes allaient couler l’entreprise aux dires de la direction.

Un comble ! Lorsque l’on sait que c’est à cause de la direction que l’on est arrivé à cette situation. 

Inconcevable ! Quand on sait que dans le même temps la direction et l’ensemble des cadres de l’entreprise ont perçu un 14e mois de salaire à travers leur prime « STIP »

Alors, si à ce point ces salariés grévistes sont si importants pourquoi ne pas reconnaitre leur activité et les rémunérer en conséquence ? Si on reconnait la valeur intrinsèque de ces salariés, la compétence technique, pourquoi continuer à les dégouter de travailler pour cette entreprise ?

Si c’est comme cela que compte manager la direction à l’avenir avec la nouvelle organisation du temps de travail, la direction peut s’attendre à d’autres mouvements de grève et pas uniquement sur la ligne des Whex.

En tout cas, la volonté, l’abnégation et le respect de ces 25 courageux salariés donne à réfléchir, puisque le deal proposé par la direction pour rattraper le retard pris la semaine passée n’aura pas trouvé un écho favorable.

Décidément, ils ont un incroyable talent ces valeureux salariés, malheureusement pas reconnu à sa juste valeur !

En tout état de cause, si la direction n’envisage pas sérieusement de valoriser les salaires des plus « démunis », le risque de contagions est non seulement grand mais les problèmes de santé et de sécurité au travail auront un coût exorbitant pour l’entreprise qui sera la seule responsable.

En cette période de vaccination, un vaccin pour améliorer le pouvoir d’achat est tout à fait recommandé !

P.S : Les salariés grévistes remercient très sincèrement tous ceux et celles qui ont apporté un soutien moral et financier à leur situation. Un grand merci à vous !

 

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