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16 février, 2010

Un sommet qui reporte le social à plus tard

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 20:12

Sommet social

La réforme des retraites sera examinée en septembre. Le sort des chômeurs en fin de droits, des salariés victimes de la crise et des fonctionnaires est renvoyé après des élections qui s’annoncent délicates pour l’UMP.

Il n’y aura pas de passage en force en juillet. Mais un projet de loi sera présenté en… septembre. C’est sur la foi de ces deux petits mois que le président de la République a juré, la main sur le coeur, qu’il prendra « le temps qu’il faut » pour la réforme des retraites. Ce calendrier était particulièrement attendu, hier, à l’occasion du « sommet social » qui a réuni Nicolas Sarkozy, les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) et trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Mais, comme pour le reste des sujets abordés, il n’a guère réservé de surprise. À part Laurence Parisot, présidente du Medef, qui a parlé d’un « excellent climat », les syndicats n’ont « pas grand-chose à dire de cette réunion », comme l’a précisé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Les syndicats, réunis hier, se méfient

Des retraites, il n’a donc été question, en surface, que du processus de « concertation » qui débutera mi-avril avec la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Puis, promet le président, des discussions auront lieu « jusqu’en août s’il le faut », pour un projet « présenté au Parlement et voté en septembre », a précisé Raymond Soubie, son conseiller social.

« Ça va aller relativement vite », a commenté Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, preuve pour lui « que les salariés doivent prendre la parole sur ce sujet », donc se mobiliser pour « conforter le système par répartition et maintenir le droit au départ à 60 ans ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a aussi considéré le délai « trop court » et réclamé un débat sur les financements qui permettraient de préserver la retraite à 60 ans et de ne pas réduire les droits des fonctionnaires. Jacques Voisin, président de la CFTC, a quant à lui critiqué un débat qui reste enfermé dans les « paramètres du relèvement de l’âge ou de la durée de cotisation ». Les syndicats, qui se sont réunis hier soir pour analyser la situation, se méfient. Avec raison. Car le chef de l’État ne laisse planer aucun doute sur le sens de la réforme qu’il prépare. Appelant les chiffres à la rescousse, comme le fait que « sur 10 retraites que nous versons, il y en a une qui n’est pas financée », il évoque à demi-mot la perspective de nouveaux sacrifices pour les salariés. « Les consensus sont plus difficiles à obtenir dans des situations budgétaires tendues », lâche-t-il, ajoutant : « Que nul ne doute que, le moment venu, je prendrai mes responsabilités. »

Le gouvernement choisit de laisser passer l’orage

Concernant les autres sujets sur la table, le chef de l’État renvoie tout à plus tard. Les sondages montrent une UMP à la peine pour les élections régionales. Le gouvernement choisit donc de laisser passer l’orage. Alors que les syndicats alertent sur une situation de l’emploi qui se dégrade et sur une « sortie de crise » plus qu’hypothétique, le bilan des mesures prises depuis un an (chômage partiel, contrat de transition professionnelle, etc.) fera l’objet d’une réunion en avril. Sur le problème des chômeurs en fin de droits, situation pourtant jugée urgente par les syndicats, il renvoie à l’ouverture d’une concertation entre l’État, l’Unedic et les « partenaires sociaux ». Nicolas Sarkozy a précisé qu’il ne souhaite pas créer une « nouvelle allocation d’assistance » et confirmé la voie « des droits et des devoirs », en clair, soit l’acceptation d’un emploi dans les métiers en tension (bâtiment, etc.) au mépris souvent de la qualification et des souhaits des demandeurs, soit une formation, mais « avec des contreparties ». Seule embellie temporaire : il a accepté de reconduire, pour 2010, l’allocation équivalent retraite, « qui permet de toucher 1 000 euros au lieu de 450 », a précisé Jean-Claude Mailly. Mais pas de réponse à la demande de la CGT d’étudier sa pérennisation. Il enjoint aussi les syndicats et le patronat à reprendre deux négociations qui ont échoué : celle sur le partage de la valeur ajoutée, que Laurence Parisot s’est montrée prête à rouvrir, et celle sur l’extension aux entreprises de moins de 10 salariés d’une mesure d’audience sur la représentativité syndicale.

 

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