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23 février, 2010

3ème réunion négo minis UDIMEC du 22 février 2010 à 15h00

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3ème réunion négo minis UDIMEC du 22 février 2010 à 15h00 dans Actualité pdf Minis Udimec

Retraite : les Français prêts à se mobiliser

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 7:59

Retraite : les Français prêts à se mobiliser dans Actualité retraites-rue-pauvrete-gagne-terrain-L-1

D’après notre sondage exclusif CSA-L’Humanité, 65 % des Français sont prêts à soutenir la journée de mobilisation du 23 mars décidée par les syndicats, ils font plus confiance aux syndicats qu’au gouvernement et au Medef pour trouver des solutions.
Témoignages de retraités du Nord.

Nord, correspondance.

Avec leurs pensions, en économisant sur tout, ils arrivent tout juste à s’en sortir Ils ont consacré leur vie au travail ou à élever leurs enfants. Á l’âge de la retraite, ils doivent tout calculer pour pouvoir se payer le minimum. Ils ne s’en sortent qu’au prix d’une rigueur quotidienne. Qu’ils vivent en couple ou seuls, des retraités du Nord témoignent.

Dans le Nord, à Haubourdin, la savonnerie Lever était là depuis 1914. Une « bonne boîte ». Mimi s’y voyait jusqu’à la retraite. Mais en 2000, l’usine a fermé. Cinq ans de chômage, cinq ans de perdus sur la retraite complémentaire. Jamais il n’est parti en vacances du temps ou il travaillait, nuit et jour. Son épouse a élevé les trois enfants, et cumulé quelques « petits boulots ». Son secret à elle pour « bien vivre » : traquer les promotions sur les prospectus, méticuleusement, depuis toujours. « De plus en plus compliqué avec tous leurs trucs pour nous faire croire qu’un produit vaut le coup ! » Les cahiers de comptes du couple sont tenus à jour, au centime près, depuis toujours. Á soixante-quatre ans, Mimi a même déjà tout réglé côté obsèques. « Pour ne pas peser sur les enfants », qu’il faut parfois encore aider financièrement bien qu’ils aient plus de quarante ans. Maintenant, les vacances et le resto de temps en temps, c’est possible. Un « luxe » que ce couple d’ouvriers doit à une rigueur implacable.

« C’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts »

Rose-Marie, soixante-cinq ans, n’a pas d’enfant et c’est son grand regret. Dès quatorze ans, ouvrière du textile puis auxiliaire de vie à domicile, au smic, veuve depuis 2002. Son mari, ouvrier du bâtiment, a vécu le chômage, l’intérim et la longue maladie. La petite maison en impasse (en « courée », comme on dit dans le Nord, à Loos) a été acquise pour 30 000 francs il y a trente ans, « avec beaucoup de travaux et même pas de toilettes ». Encore aujourd’hui la salle de bains est au fond du jardinet. « J’ai 900 euros par mois de retraite et environ 300 euros de pension de réversion de mon mari, et c’est depuis que je suis en retraite que je paye des impôts, 55 euros par mois ! » s’insurge-t-elle. « Heureusement », elle aime manger des abats, se fiche un peu d’avoir des meubles dépareillés, et réussit à faire durer les chaussures dans lesquelles elle se sent bien. « J’ai une voiture aussi… », soupire-t-elle. Un poids financier pour se garantir une autonomie, même si elle ne s’en sert qu’au minimum, pour la faire durer elle aussi. Rose-Marie n’a jamais pris le train de sa vie. Sa consommation d’électricité a diminué, mais « la facture a augmenté de 3 euros par mois » ! Pas question pourtant de renoncer au médicament qui soulage sa hernie hiatale. Même s’il est de moins en moins bien remboursé, il lui évite pour l’instant une opération. Elle en veut surtout à l’euro, Rose-Marie. « La laitue est passée d’un coup de 3 francs à 1,50 euro et la retraite n’a pas augmenté d’autant ! »

« Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian

Odette, soixante-quatre ans, et Christian, soixante-cinq ans, sont, « heureusement », eux aussi propriétaires. « Mais pourvu que la chaudière ne lâche pas cette année. » Cinq enfants qu’ils ont tous menés au bac ou au BEP. Ouf ! Ils ont tous une situation. Des ménages toute sa vie, Odette. Christian, dix ans pour retrouver un emploi après un licenciement. Pas les moyens de prendre une assurance pour le prêt de la maison, remboursé péniblement. Avec 1 400 euros de retraite pour deux, « on végète ». Ils récupèrent l’électroménager quand les enfants se payent du neuf, font les courses dans les « discounts » et les boucheries arabes de Lille-sud. Christian a décidé de retravailler un peu. Six semaines d’extra, au smic, au marché de Noël 2008. Résultat : imposable de 80 euros, donc redevable de la taxe d’habitation de 540 euros et 6 % de perte sur le montant de la retraite. « Travailler plus, pour gagner moins ! », peste Christian. Alors, ils attendent le rappel pour payer la facture d’eau. Et quelquefois, ils envoient sciemment le chèque sans signature, pour retarder encore l’échéance de quelques jours… Diabétiques tous les deux. « Mon veinotonique n’est plus remboursé, donc pas de générique et une boîte qui vient encore d’augmenter de 1 euro », commente Odette. Christian appréhende les dépassements d’honoraires dans le cadre de ses problèmes d’yeux. Déjà deux greffes de cornée. Cinéma et cirque une fois par an et dernièrement un voyage à Saumur. « Nos sorties, ce sont des cadeaux de nos enfants. » La maman de Christian, quatre-vingt-neuf ans, souffre de la maladie d’Alzheimer. La maison de retraite, c’est 2 000 euros par mois, qu’elle peut encore payer grâce à la vente de sa propre maison. Pour combien de temps ? « Si un jour on a besoin d’être placés, on aura peut-être droit à un petit lit pour deux », ose plaisanter Odette, qui a surtout « peur, peur, peur pour les générations à venir » et pour ses quatorze petits-enfants.

 

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