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10 juin, 2010

Le nuage de cendre n’a pas etouffé la croissance économique d’Airbus

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 17:47

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AIRBUS gonfle son carnet de commandes de 32 avions A380 pour 14,5 milliards d’Euros

Publié le jeudi 10 juin 2010 dans Secteur aéronautique

La commande de 32 avions A380 par la compagnie Emirates au salon de Berlin vient remettre un coup de projecteur sur le programme A380 d’AIRBUS. Elle s’additionne aux 3396 appareils restant à livrer, soit toujours sept années d’activités d’assurées. En une journée Airbus engrange 14,4 milliards de commandes supplémentaires. L’A380, c’est par ce programme que sont apparus les déboires industriels, l’affaire des stocks options des dirigeants d’EADS et le plan d’économie POWER8.

On se souvient tous du plan drastique « POWER8 » programmant 10.000 suppressions d’emplois chez AIRBUS et ses sous-traitants, une augmentation des externalisations dans les pays low-cost, une mise en concurrence exacerbée sur les sous-traitants, la mise en oeuvre d’un nouveau modèle industriel tourné sur la profitabilité, la vente de sites (transformée en filiations sous l’appellation « Aerolia » grâce à la lutte des salariés). Le comité exécutif d’EADS s’appuyait principalement sur l’argument d’une parité euro/dollar défavorable pour garantir une profitabilité à deux chiffres aux actionnaires. Aujourd’hui avec une parité nettement plus équilibrée, cet argument tombe et avec lui la véracité de Power8. Pour les actionnaires, l’aéronautique, ça doit rapporter ! Depuis 3 ans, la trésorerie d’EADS est passée de 4 à 9 milliards d’euros. Le carnet de commandes se situe à 7 années de charge avec 500 avions livré/an. Malgré la crise financière, en 2009 les dividendes ont été distribués aux actionnaires. Pour les salariés, l’embellie de l’aéronautique se traduit par des politiques salariales au rabais, par des conditions de travail de plus en plus difficiles, par une diminution des effectifs. Le mouvement de lutte de Mai dernier, historique à Airbus, sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail a démontré que les salariés refusaient ce modèle industriel au service des financiers.

Alors avec cette nouvelle commande qui vient confirmer la croissance des activités aéronautique européennes, ce modèle industriel doit être revu et remis sur la ligne du développement de l’emploi, du social et des salaires. Cela est possible et indispensable parce que c’est économiquement, socialement et humainement efficace. Profiter en premier à l’emploi : La direction d’Airbus s’est engagée sur 250 recrutements de cols bleus, mais cela est dérisoire face aux charges de travail alors que se développe la précarité dans nos usines. Seulement 1 intérimaire sur 10 sera embauché !

Profiter à stopper la dégradation des conditions de travail : La direction développe les méthodes de production issues de l’automobile comme le LEAN, qui commencent à faire des dégâts sur le plan de la santé physique et psychologique. Pourtant ce type d’organisation se montre également inefficace industriellement. Il doit être abandonné au profit d’une approche valorisant le travail collectif.

Profiter aux salariés pour augmenter les salaires et reconnaître les qualifications : La direction fait une politique de rigueur en termes d’augmentation de salaire. Seulement 1% d’augmentation générale pour 2010. Et 1.5% d’augmentation individuelle pour l’année. La prime de 500€ vient compenser le manque d’intéressement. Les salariés d’Airbus mais également dans l’ensemble des entreprises de l’aéronautique (Safran, Thales, Eurocopter, Creuzet, Dassault, Ratier Figeac, Sogerma, CRMA….) ont montré massivement leur mécontentement face à toute cette stratégie pratiquée dans l’ensemble de la filière et ont porté des revendications pour une autre répartition des richesses. C’est cela qui doit être mis à l’ordre du jour et qui répondrait également aux enjeux de financement de nos retraites et notre protection sociale.

Vendre des avions, c’est bien, les construire dans nos usines et dans nos territoires, dans de bonnes conditions sociales et salariales, c’est garantir un meilleur avenir pour tous !

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