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18 août, 2010

Inégalités de salaire ,les femmes toujours soupçonnées et pénalisées

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 21:39

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mercredi 18 août 2010, par Frédéric Dayan

Qu’elles aient ou pas interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, les femmes gagnent en moyenne 17% de moins que les hommes . Un écart d’autant plus injuste que dans la tranche d’âge 39-49 ans qui a fait l’objet d’une étude de l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques et de l’Institut national d’Etudes démographiques, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes.

En effet, 19% d’entre elles ont obtenu au minimum un baccalauréat plus trois contre 17% ches leurs collègues masculins. « Avoir ou ne pas avoir d’enfants ne paraît pas influencer significativement le salaire horaire », souligne l’étude.« Tout se passe comme si les femmes qui n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière n’ont pas pu envoyer un signal crédible aux employeurs sur leur engagement à long terme », indique l’étude. Une fois embauchées, les femmes sans enfants restent ainsi l’objet d’une « suspicion d’un moindre attachement à leur poste » de la part de leurs employeurs.

Quelles sont les causes de cet écart ?

L’étude pointe que 30% du différentiel de salaire sans interruption de carrière est lié au fait que les hommes occupent « moins souvent des emplois à temps partiel », travaillent dans « des secteurs économiques plus rémunérateurs » ou occupent « des postes plus élevés ». En d’autres termes, 70% de l’écart reste injustifié. A noter que cet écart persistant est une des causes d’une autre inégalité entre femmes et hommes car la faiblesse des rémunérations et la précarité d’emploi tirent à la baisse les niveaux de pensions de retraite des femmes.

Une discrimination pure

Interrogée dans l’Humanité du 17 août, Rachel Silvera (économiste à l’espace Syndicalisme et Société de la CGT, maîtresse de conférences à Paris-X) estime que « cette étude montre qu’il existe une vraie discrimination qui va au-delà de l’écart salarial dû au décrochage tout au long de la carrière pour maternité ou temps partiel. Il y a une discrimination indirecte dans le sens où ce n’est pas seulement au moment des maternités que les femmes subissent des retards de carrière. Il existe une suspicion de la part de l’employeur le conduisant à ne pas confier les mêmes responsabilités aux femmes qu’aux hommes, à ne pas les promouvoir pareillement car il a en tête qu’elles vont avoir des enfants et donc ne vont pas être disponibles. Quand elles sont plus âgées, l’employeur pense d’emblée qu’elles vont s’occuper de leurs parents. Il gardera toujours à l’esprit ce lien même quand il 
n’existe pas ou quand il n’est pas prouvé. C’est vraiment une discrimination pure. [...] On considère encore que le salaire des femmes est un salaire d’appoint, qu’il n’est donc pas dramatique qu’elles soient moins payées que les hommes. La tolérance sociale est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit de femmes défavorisées. On est indifférent au fait que ces personnes puissent avoir des temps de travail très courts et des conditions de travail déplorables. Les négociations dans les entreprises restent très faibles. On parle de menaces de sanctions sans passer à l’acte.

 

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