CGT CATERPILLAR

Bienvenue sur notre blog

  • Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 20 octobre 2010

20 octobre, 2010

Après la réunion des Fédérations, Unions départementales et de la direction confédérale de la Cgt

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 19:50

image1.gif

Déclaration de la Cgt
mercredi 20 octobre 2010

Les fédérations, les unions départementales et la direction confédérale de la CGT se sont réunies ce 20 octobre à Montreuil pour examiner la situation revendicative et débattre des suites.

La teneur des débats a démontré une grande détermination et un accord unanime sur la démarche mise en œuvre par la CGT depuis plusieurs mois.

Les salariés actifs et retraités, les jeunes, ne veulent pas d’une réforme des retraites injuste et inefficace.

La participation des salariés aux journées nationales d’action interprofessionnelles unitaires des samedi 16 et mardi 19 octobre, la multiplication des actions dans les entreprises des secteurs privés et publics témoignent d’une dynamique des mobilisations sans équivalent depuis de très nombreuses années.

Chaque jour, ce sont maintenant des centaines d’initiatives dans les entreprises et les localités qui sont organisées.

Le gouvernement ne peut rester sourd à cette mobilisation exceptionnelle.

Les réponses du président de la République et du patronat ne peuvent se limiter aux atteintes au droit de grève, aux réquisitions abusives et au mépris. Tout cela ne fera qu’attiser les risques de désordre et les expressions de colère. Ce n’est jamais en restreignant les libertés qu’on assure l’autorité publique. Ce n’est pas de répression que les salariés et les jeunes ont besoin.

La seule réponse possible, c’est bien l’ouverture d’une véritable négociation sur les retraites.

L’intervention des salariés, des retraités et des jeunes, dans l’unité, par sa puissance et sa détermination, confère à l’ensemble du syndicalisme des responsabilités inédites. La confiance des salariés dans les organisations syndicales pour défendre leurs intérêts et combattre les reculs sociaux est renforcée. Cela se traduit pour la CGT par l’adhésion de 6 400 salariés depuis le 1er septembre et la création de nouvelles sections syndicales dans les entreprises.

Pour répondre aux gestes de solidarité qui s’expriment déjà, la CGT ouvre un compte spécifique « CGT – SOLIDARITE – LUTTES – RETRAITE »

L’emploi, les salaires, les conditions de travail, le développement des services publics sont aussi au rendez-vous des grèves et des manifestations. Ce qui est à l’ordre du jour, ce sont les revendications qui ont conduit aux grandes mobilisations du premier semestre 2009 pour lesquelles ni le gouvernement, ni le patronat n’ont apporté de réponses satisfaisantes. L’aspiration à plus de justice sociale appelle à une autre répartition des richesses dans les choix de politique économique et sociale.

La CGT est convaincue que l’unité des salariés et des organisations syndicales est le gage du succès.

La CGT agira pour que :

- soient confirmées et renforcées la détermination et l’unité syndicale afin d’exiger que le gouvernement ajourne la loi sur les retraites et ouvre une réelle négociation,

- se multiplient dans les entreprises les consultations des salariés sur les actions à engager pour faire aboutir leurs revendications sociales et accentuer la pression sur le gouvernement et le patronat sur la réforme des retraites, l’emploi, les salaires et les conditions de travail,

- se développent des initiatives unitaires renforçant l’assise interprofessionnelle solidaire et plus large encore de la mobilisation.

La CGT va proposer à l’intersyndicale du 21 octobre 2010 l’organisation de nouvelles mobilisations comportant grèves et manifestations interprofessionnelles, unitaires, le plus rapidement possible.

Montreuil, le 20 octobre 2010

Syndicats : la radicalisation complique la sortie de crise

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 18:01

Syndicats : la radicalisation complique la sortie de crise dans Actualité lemondefr_pet

LEMONDE | 20.10.10 | 13h59  •  Mis à jour le 20.10.10 | 13h59 

Du jamais-vu ! Dans l’histoire des mobilisations sociales des quinze dernières années, la contestation syndicale de la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy est sans précédent. Jamais, en septembre-octobre, période généralement peu propice aux grandes manifestations, on avait observé six journées nationales d’action consécutives d’une telle ampleur. Au soir du mercredi 19 octobre, François Fillon peut bien s’adonner à la méthode Coué en estimant que le mouvement social « plafonne, commence à s’essouffler « . Le pouvoir a l’art de se placer dans le déni de réalité.

Au-delà des querelles de chiffres, que l’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC-UNSA-FSU-Solidaires, rejointe par FO, ait réussi à faire défiler, trois jours après la précédente journée du 16 octobre, plusieurs millions de personnes à la veille du vote par le Sénat du projet de loi, au moment où tout paraît bouclé, montre que l’essoufflement n’est pas encore au rendez-vous. Certes, le taux de grévistes est en baisse à peu près partout et le secteur privé reste globalement à l’écart. Certes, le scénario des grèves reconductibles – auquel l’intersyndicale n’a jamais appelé – n’a pas pris, sauf là où on ne l’attendait pas, dans les raffineries. Mais dans un pays où le syndicalisme est faible en adhérents, la mobilisation est de très haut niveau.

Jusqu’à présent, les syndicats ont réussi à préserver vaille que vaille, malgré d’évidentes divergences sur la réforme des retraites elle-même, une unité tout à fait inédite. Et surtout, ils bénéficient d’un soutien apparemment sans faille de l’opinion. Selon un sondage BVA-Absoluce pour Les Echos et France Info, publié mercredi 20 octobre, 59 % des Français se disent « favorables à ce que les syndicats poursuivent leurs appels à des mouvements de grève et à des manifestations après l’adoption du texte de la réforme des retraites par le Parlement ». D’après un autre sondage Viavoice pour Libération, 65 % des personnes interrogées désapprouvent « la fermeté de Nicolas Sarkozy » face à la fronde.

Les syndicats peuvent toujours s’appuyer, six semaines après leur première journée de « rentrée » du 7 septembre, sur les deux carburants qui alimentent leur contestation : leur unité et l’adhésion de l’opinion. Mais la sortie de crise s’annonce délicate. Il y a huit jours, nombre de dirigeants syndicaux faisaient déjà du 19 octobre « la der des der », une sorte de baroud d’honneur avant le vote de la réforme. Mais l’entrée inattendue dans le mouvement des lycéens et le blocage reconductible des raffineries – où la fédération CGT de la chimie, opposée à Bernard Thibault, mène le bal en prenant soin d’organiser des votes à bulletins secrets – ont conduit, sur fond de rejet croissant de la politique de M. Sarkozy et du sentiment d’injustice qu’elle génère, à une radicalisation qui complique singulièrement la sortie.

Le 19 octobre, M. Sarkozy a jugé que « le plus grand débordement serait de ne pas faire mon devoir et de ne pas prévoir le financement des retraites ». Mais le chef de l’Etat n’a fait aucun geste à l’intention des syndicats, aucune ouverture de dialogue alors que Laurence Parisot, la présidente du Medef, tout en exprimant l’exaspération des entreprises, a souhaité que « le climat s’apaise le plus vite possible ». L’intransigeance de M. Sarkozy, désireux de montrer sa fermeté, et même son inflexibilité, à son électorat et de faire passer, quel qu’en soit le prix politique, sa réforme, est perçue par les syndicats comme une forme de mépris et nourrit la radicalisation.

Pour autant, le calendrier joue contre les syndicats. Le vote définitif de la réforme devrait intervenir au début de la semaine du 25 octobre, pendant les vacances de la Toussaint. Même si le gouvernement est rendu responsable du blocage des dépôts de carburant, une pénurie d’essence, si elle s’amplifie, risque d’être très vite impopulaire et difficile à tenir sur la durée. La fronde des lycéens, en congé à partir du 23 octobre, offre aux « casseurs » un terreau pour des actions violentes qui dénaturent le mouvement. En clair, le soutien de l’opinion pourrait commencer progressivement à s’effriter.

Dans ce contexte, l’unité syndicale va-t-elle tenir ? L’intersyndicale se réunit jeudi 21 octobre pour discuter des « suites » du mouvement. Seul Bernard van Craeynest, le président de la CFE-CGC, a jeté l’éponge, souhaitant « une pause ». Tout en invitant M. Sarkozy à être « raisonnable » et à négocier, M. Thibault envisage « d’autres initiatives ».

La FSU, Solidaires et même la CFTC récusent tout arrêt de la mobilisation. Et Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, affirme que le vote du Parlement ne mettra pas fin à la contestation syndicale.

Le précédent du contrat première embauche (CPE) est évoqué. En 2006, Jacques Chirac avait innové : il avait promulgué la loi sur le CPE en indiquant qu’elle ne serait pas appliquée. Il n’y a aucune chance pour que M. Sarkozy suive un tel exemple. M. Thibault, qui ne veut pas être débordé par ses « durs », pourrait proposer une journée d’action la semaine prochaine.

François Chérèque, comme l’UNSA, est réticent mais il est déterminé à déjouer les calculs de M. Sarkozy et à préserver jusqu’au bout son alliance avec la CGT. Une « der des der » pourrait être programmée, début novembre, juste avant la promulgation de la loi.

 

Barhama Kaolack |
Cgt Sagem DS |
Urbanisme - Aménagement - ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Dust of infinity and ink blood
| BLOG Trésor 38 CGT
| PLANETE ON-LINE