CGT CATERPILLAR

Bienvenue sur notre blog

  • Accueil
  • > Actualité
  • > Les salariés veulent plus de salaires pour eux… et moins pour leurs dirigeants

14 mars, 2011

Les salariés veulent plus de salaires pour eux… et moins pour leurs dirigeants

Classé dans : Actualité — essai38 @ 16:31

Les Echos

Pour se remotiver après la crise, 76 % des salariés souhaitent une augmentation de salaire. Plus de neuf sur dix d’entre eux demandent un plafonnement des rémunérations des dirigeants.

 

Les salariés veulent plus de salaires pour eux... et moins pour leurs dirigeants

En période de sortie de crise, la première revendication des salariés en poste est souvent de retrouver du pouvoir d’achat. La récession passée ne déroge pas à la règle : s’ils ont peur du chômage et restent intéressés à leur travail (lire ci-contre), les salariés demandent aujourd’hui des signes de reconnaissance, au premier rang desquels une augmentation de salaire. En étant cité par plus des trois quarts des sondés (76 %), ce levier de remotivation devance largement tous les autres. Les salariés demandent en outre, à 44 %, « des perspectives d’évolution professionnelle », qui peuvent être assimilées à une demande indirecte de salaire. Les attentes en matière de salaire ont pu être renforcées par les déconvenues des salariés sur la réforme des retraites. Ces résultats interviennent par ailleurs alors que les négociations salariales 2011 dans les entreprises sont, pour une bonne part, achevées.

Le sujet reste sensible

 

Pour « éviter de nouvelles destructions d’emplois et développer l’emploi en France », 38 % des salariés seraient néanmoins prêts à « accepter une certaine modération des salaires », ce qui, pour les auteurs de l’étude, « est quand même un résultat élevé ». Les cadres y seraient plus ouverts (50 %) que les ouvriers (33 %).

Surtout, ils ne manqueraient pas de demander, le cas échéant, des comptes à leurs dirigeants. Les salariés sont 92 % à souhaiter « l’instauration d’un plafonnement des hautes rémunérations ». Sans toutefois nourrir beaucoup d’illusions : près de la moitié d’entre eux juge la demande souhaitable mais pas réaliste. « Le code Afep-Medef (qui a émis des recommandations de tempérance pour les dirigeants des groupes cotés) n’est peut-être pas encore assez satisfaisant », décryptent les auteurs de l’étude. Le sujet reste sensible, tant du côté des salariés que du patronat, comme l’a montré récemment le débat autour de l’ex-patron de France Télécom, Didier Lombard.

Pour autant, lorsqu’ils regardent ce qui se passe dans leurs entreprises, près de deux salariés sur trois (y compris dans la fonction publique) estiment que les rémunérations de leurs dirigeants sont « pas si élevées que cela » (27 %) ou « élevées mais légitimes » (36 %). Ils ne sont plus qu’un tiers (35 %) à juger que les rémunérations au sein de leur entreprise sont « excessives ». Dans les entreprises de plus de 1.000 salariés, 44 % jugent les salaires de leurs patrons excessifs. Encore faudrait-il que les salariés connaissent précisément les salaires de leurs dirigeants, ce qui, à l’exception des grands groupes cotés, est rarement le cas.

V. L. B., Les Echos

Commentaires désactivés.

 

Barhama Kaolack |
Cgt Sagem DS |
Urbanisme - Aménagement - ... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Dust of infinity and ink blood
| BLOG Trésor 38 CGT
| PLANETE ON-LINE