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27 novembre, 2010

Échirolles La colère des « Cater » revient comme un boomerang

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 12:14

Échirolles La colère des « Cater » revient comme un boomerang dans Actualité humanitefr le 27 NOVEMBRE 2010

Dans les usines de la multinationale, les salariés viennent, malgré des pressions patronales, de conforter la CGT comme syndicat majoritaire. Un résultat qui doit autant à la lutte pour l’emploi qu’à celle pour les retraites. Échirolles et Grenoble (Isère),envoyé spécial.

Ce sont des gars qui ne plient pas, ils l’ont prouvé à maintes reprises l’année dernière. Ils ne rompent pas non plus, ce sont des métallos, ce sont les « Cater » – ceux de la CGT, en tout cas. Pas des gonzes qui aiment prendre la pose, ils ont d’autres choses à faire, toujours pressés, pas simples à arrêter, comme des bulldozers, naturellement. Alors quand, mercredi, ils disent « OK, on la fait, cette photo », cela a du sens, mais lequel ? C’est criant, allez-y, regardez-les bien ! Ce matin, ils se font un malin plaisir à s’afficher ensemble, nombreux – combien ? quinze ou vingt ? – devant l’entrée nord de l’usine Caterpillar d’Échirolles. Les pieds dedans, toutes voiles dehors. « La direction rêvait de ne plus nous avoir dans la boîte, brocarde Lionel Lopes, ouvrier soudeur, 17 ans d’ancienneté. Ils voulaient se débarrasser de la CGT pour se débrouiller, seuls, avec FO… Mais non, on est encore là, plus que jamais même, et au fond, on est loin devant tous les autres ! »

La semaine dernière, à l’occasion des premières élections professionnelles depuis le conflit social, en 2009, contre les 733 licenciements boursiers, les salariés de la multinationale fabriquant des engins de chantier ou pour le génie civil ont délivré un message. Et lundi matin, à la maison du comité d’entreprise (CE), en face de l’autre usine Caterpillar, celle de Grenoble, quand il s’agit, pour la CGT, de présenter les résultats à la presse, les chiffres valsent dans tous les sens. Participation (80 %), suffrages exprimés (75 %), premier collège, deuxième collège, délégués du personnel, sur Échirolles ou sur Grenoble, etc. Au CE, la CGT recueille 38,3 % (quatre élus, contre 43,7 % en 2006), FO fait 32,2 (trois élus, contre 37,3 %), la CFDT, 14,5 % (pas d’élu, contre 19 %) et, nouvelle venue chez Caterpillar, la CFTC, créée il y a deux ans par des dissidents de la CGT, obtient, elle, 14,1 % (pas d’élu). « Pour bien comprendre le score, il faut se souvenir qu’au bout du compte, plus de 600 salariés ont été virés de Caterpillar et qu’ensuite, près de cinquante autres ont été licenciés pour des motifs disciplinaires, incite Alexis Mazza, délégué syndical central. Beaucoup d’entre eux étaient des ouvriers plutôt portés sur la CGT. Nous sommes confortés dans notre place d’organisation majoritaire chez Cater ! »

À la veille des élections internes, le 16 novembre, la nouvelle DRH de Caterpillar, dépêchée sur place il y a quelques mois, a adressé un e-mail à tous les salariés des deux usines iséroises. « C’était la première fois qu’elle s’adressait à nous tous, et c’était pour attaquer un syndicat en particulier juste avant le scrutin ! » s’indigne Pierre Piccarreta qui a, l’année dernière, été le visage des « Cater en lutte ». Dans ce document que l’Humanité s’est procuré, la direction présente ses tentatives d’« instaurer un dialogue social constructif au sein de l’entreprise dans l’intérêt de tous ». « Un consensus est apparu en convenant qu’il fallait éviter de régler les différends devant les tribunaux, avance-t-elle. Alors que nous reprenons le dialogue de bonne foi, il est porté à notre connaissance une assignation en justice par l’organisation syndicale CGT, concernant l’intéressement 2009 et 2010. Cette assignation suscite une grande déception et de l’incompréhension, car elle arrive moins de deux semaines après avoir convenu avec les partenaires sociaux de se faire confiance. Dans ces conditions, je ne comprends pas comment réinstaurer un dialogue social constructif dans notre entreprise. »

« Cette attaque à peine masquée d’une direction contre la CGT est parfaitement illégale car elle est faite pour influer sur les résultats d’une élection interne, rappelle Patrick Bernard, responsable de la CGT métallurgie dans l’Isère. On pourrait l’attaquer devant les tribunaux, mais là, on a décidé de respecter le courage des salariés qui, malgré ces intimidations, ont choisi de mettre notre syndicat en tête… C’est aussi un indice d’une résistance qui reste très forte ! » Secrétaire de l’union départementale CGT, Lynda Bensella dénonce, elle aussi, des « pratiques d’inspiration mafieuse qui consistent à isoler le syndicat » : « La direction de Caterpillar est quand même sacrément décomplexée, c’est un scandale ! » À présent, les élus CGT qui, même en cas d’alliance entre FO et le représentant non syndiqué des cadres au CE, ne pourraient être empêchés de prendre la tête du CE qu’en cas d’intervention directe de la direction, réclament que Caterpillar s’engage à respecter l’expression majoritaire des salariés.

Au-delà des manœuvres en coulisses, le long conflit sur les retraites a, pour les « Cater », pu jouer aussi dans le résultat des élections professionnelles. « Un sondage a révélé que, dans le cadre du mouvement social, 77 % des salariés considèrent que la CGT a été le syndicat le plus combatif, analyse encore la responsable départementale du syndicat. Il y a un écart phénoménal par rapport à la CFDT, qui arrive en seconde position. Aucune entreprise n’est imperméable, je pense, à ce qui vient de se passer. Mais, évidemment, c’est d’abord le travail de terrain, d’échange et de proximité des militants à l’intérieur de Caterpillar qui a payé… » Délégué syndical sur le site d’Échirolles, Patrick Cohen est encore plus catégorique : « Cela fait 25 ans que je suis chez Cater et jamais je n’avais vu autant de salariés se mettre en grève et sortir pour manifester… Alors oui, c’est sûr que le débat et le mouvement sur les retraites ont pesé dans les têtes, au moment de se prononcer à l’intérieur de l’entreprise. La CGT a été la seule organisation à porter le combat à l’intérieur de l’entreprise et, manifestement, les salariés l’ont remarqué aussi… »

La vie continue. À l’Assemblée nationale, mercredi, le premier ministre fait son discours de rigueur générale. Le Medef est aux abonnés absents dans l’Isère : « Ils viennent de déménager et on ne sait même pas où ils sont désormais, glisse incidemment Lynda Bensella. On est obligés de défiler devant le patronat de la métallurgie, celui du BTP ou la chambre de commerce et d’industrie… » Et pendant ce temps, la colère sociale rentre dans les boîtes. Les syndicalistes CGT se dispersent après la photo, et retournent à l’intérieur. Tout à leur tournée des ateliers pour « remercier » les salariés qui leur font confiance. « On montre qu’on est là et qu’on va le rester , lance Alexis Mazza. Tu as besoin de nous, tu viens nous voir ! Et même quand tu n’as pas besoin, il n’y a pas de souci, on est là quand même ! Les patrons font la gueule, on sait que même les Américains ont les boules, ils ont compris que, dorénavant, s’ils veulent délocaliser une ligne de production, on sera là, on peut bloquer ces processus, si on n’a pas assez d’informations… » Tout commence quand tout finit. Pour les « Cater » aussi.

Thomas Lemahieu

2 avril, 2010

Nicolas POLUTNIC création d’un fonds de solidarité …

Classé dans : * Flash info / Affichage — cgtcaterpillar @ 16:43

M. COHEN Patrick

Secrétaire général du syndicat CGT

Caterpillar Echirolles

M. MAZZA Alexis

Secrétaire général du syndicat CGT UES

Caterpillar Grenoble

                                                 M. Nicolas POLUTNIC

                                                                        Président de Caterpillar France SAS

                                                          40 avenue Léon Blum BP55

                                                       38041 Grenoble cedex 09

                                            Le 02 avril 2010

 

Objet : création d’un fonds de solidarité.

Monsieur le Président,

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires de 2010, qui a fait le bilan d’une année de crise économique sans précédent, en tirant les leçons de cette baisse d’activité et des conséquences sociales mais aussi financières qu’elles font supporter à vos salariés, la CGT a revendiqué de mettre en place un fonds de solidarité destiné aux salariés en grandes difficultés.

Cette volonté de créer ce fonds de solidarité pour les salariés en grandes difficultés, à pour dessein de soutenir celles et ceux qui sont le plus touchés par cette crise économique et ainsi les aider dans leur quotidien à faire face aux nombreuses difficultés, tout en développant un esprit de solidarité, de valeurs humaines envers les salariés d’une même entreprise.

Lors des N.A.O de 2010, nous avons proposé de créer ce fonds de solidarité sans précédent dans l’entreprise en consacrant une partie du budget alloué aux véhicules de fonctions (environ 350.000€) à ce fonds de solidarité.

A l’occasion de la réunion du vendredi 5 février sur ces N.A.O, sans doute pour aller dans le même sens, nous semble-t-il ! Vos représentants ont proposé que la liquidation de l’astreinte liée à l’intéressement (jugement du 05 janvier 2010) versée à notre organisation syndicale soit reversée dans ce fonds de solidarité.

Si, nous pensions en période de crise économique que consacrer une partie du budget des véhicules de fonctions au profit des salariés en grande difficulté étaient une mesure solidaire et de circonstance, nous pouvons cependant écarter la proposition de vos représentants, mais à la condition que l’entreprise abonde dans ce même fonds de solidarité l’équivalent monétaire.

Cette démarche fondamentale qui s’inscrit dans le respect des valeurs communes et humaines que l’entreprise encourage de ces vœux, ne peut que trouver un écho favorable.

Convaincu que cette proposition retiendra votre attention, nous souhaiterions rapidement vous rencontrer afin de définir ensemble le cadre de ce fonds de solidarité.

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en nos sincères et cordiales salutations.

M. COHEN Patrick                                                         M. MAZZA Alexis

Secrétaire général du syndicat CGT                             Secrétaire général du syndicat CGT UES

Caterpillar Echirolles                                                      Caterpillar Grenoble

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 Cheque

7 février, 2010

Un an plus tard… Caterpillar Bis

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 18:31

GRE news.com

Un an plus tard… Caterpillar

Un an plus tard... Caterpillar Bis dans Actualité

Ils ont fait la Une pendant six mois. En lutte contre les 600 suppressions de postes voulues par la multinationale, ceux qu’on a appelés les « Cater » ont eu la vie dure. Un an après, ils reparlent de ce qu’il s’est passé.

Souvenez-vous, c’était la crise. Licenciements à tours de bras, chômage, perte d’emplois. On n’entendait que ça. Surtout à Caterpillar, d’ailleurs. Implanté dans l’agglo, le groupe voulait supprimer 733 postes. Après deux référendums internes et contre une réorganisation du temps de travail, 133 furent sauvés. Un prix très dur, malgré six mois de bataille pour « les Cater ». Implacable crise, en effet, à mettre un peu en relief quand même avec l’annonce des 895 millions de dollars de profits réalisés par le groupe, dans le monde en 2009. Mais avant c’était plus. Précisément quatre fois plus.
Pour les salariés Cater qui restent, le travail a repris il y a bien longtemps. Très très difficilement. « Beaucoup de dégoût », dit un salarié du site échirollois. Et Nicolas Benoit (CGT) complète : « On a pris un gros coup de bambou derrière les oreilles. Certains licenciés ne s’y attendaient pas du tout. Et aujourd’hui, on ne se sent pas bien . On n’est pas écouté ». Si la vie à Cater a changé, ce n’est pas qu’une question d’état d’esprit. Car le 2e référendum (en septembre) a entériné une réorganisation du temps de travail.

La pendule dans la tête
Sans surprise, les salariés y perdent : « On vient plus tôt. Au bout d’un moment, ça pèse. On perd des primes donc les salaires sont plus bas. On a tout le temps la pendule dans la tête », continue Nicolas Benoit. Les pointeuses ont, paraît-il, été rapprochées des machines pour que les temps de déplacements internes (jusqu’à la cantine, par exemple) soient décomptés. « Aujourd’hui, on demande le rétablissement d’un dialogue social de qualité », explique aussi l’emblématique Alexis Mazza, autre cégétiste qui a fait l’objet d’un traitement particulier. Lui aussi revient sur l’an passé : « On n’a pas honte de ce qu’on a fait. On n’a pas à rougir. On a commis des erreurs, ça s’est sûr. Mais c’était la première fois qu’il y avait un tel plan de licenciement. On ne savait pas. Néanmoins on a beaucoup appris. Les salariés se sont aperçus à l’usine que quand il y a eu les licenciements, tout le monde a été touché, du plus vaillant au plus mange-quenelle. Les salariés s’en souviennent ». Dur de rester, donc. Mais dur de partir aussi : « Nos noms sont grillés », commente Nicolas Benoit ». « Rien ne dit que c’est mieux ailleurs », conclut enfin Alexis Mazza. Avant de rappeler l’ultime devise du travailleur : « L’essentiel, c’est de remplir son frigo… »

Affaires (re)classées
Alors qu’une partie des congés de reclassement se termine fin janvier, le constructeur d’engins de chantier fait le point sur la situation des licenciés.
Six-cents personnes avaient donc été touchées par le plan. Si 120 ont quitté l’entreprise avec une procédure de départ volontaire, les autres ont elles reçu le courrier qui fait mal…
Et parmi elles, 417 salariés, nous apprend Cater, ont “adhéré à l’antenne emploi (gérée par le cabinet BPI, Meylan) pour bénéficier d’un accompagnement et d’un suivi personnalisé”, tandis que “273 solutions de reclassement sont assurées”, avec “35 % de CDI, 40 % de CDD de plus de six mois, 21 % de créations-reprises d’entreprise”. Enfin, “239 projets de formation ont été validés dans le cadre d’une enveloppe totale de 784000 euros payée par Caterpill
ar France”

26 janvier, 2010

Caterpillar : le licenciement d’Alexis Mazza annulé

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 19:55

Caterpillar : le licenciement d'Alexis Mazza annulé dans Actualité

GRE news.com

Le ministère du Travail a désavoué la direction de Caterpillar, qui avait licencié un délégué CGT accusé notamment d’avoir organisé la séquestration de quatre cadres du constructeur d’engins de chantier en avril 2009 à Grenoble, a-t-on appris lundi auprès du ministère.

L’été dernier, la direction de Caterpillar avait licencié Alexis Mazza, délégué syndical CGT, en raison de sa « participation personnelle et active » à la séquestration des cadres au moment de la mobilisation autour du plan social visant 600 employés. Après avoir été désavouée une première fois le 23 juillet par l’inspecteur du travail, la direction de Caterpillar avait saisi le ministère du Travail, qui a confirmé l’annulation du licenciement. « Le comportement fautif établi à l’encontre de M. Mazza n’apparaît pas, compte tenu du dossier produit (…), comme étant d’une gravité suffisante pour justifier son licenciement », a expliqué à Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail.Dans cette décision rendue le 21 janvier, la direction générale du travail estime certes que le « comportement fautif » de Mazza est « établi » en raison de sa participation à la séquestration des cadres. Mais elle fait valoir que M. Mazza « est intervenu au moins à deux reprises pour convaincre les autres grévistes de la nécessité de mettre fin à la séquestration » de Maurice Petit, un des responsables libérés avant ses collègues pour raisons de santé.
Elle note également que M. Mazza a tenté de « rechercher avec les autres responsables syndicaux la possibilité d’obtenir la fin de la séquestration », contribuant ainsi à « prévenir » « des incidents graves » qui pouvaient être redoutés compte tenu de la tension qui prévalait alors sur le site grenoblois de Caterpillar.
La direction de Caterpillar n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette décision. De son côté, un élu CGT, Nicolas Benoît, a évoqué « une victoire » sur la direction accusée de « s’attaquer aux élus syndicaux les plus mobilisateurs, à ceux qui les ennuient le plus, pour des motifs plus ou moins futiles ». 

Caterpillar le licenciement d’un délégué CGT annulé par le ministère bis

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 17:49

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Caterpillar le licenciement d’un délégué CGT annulé par le ministère bis dans Actualité pdf Alexis Mazza

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