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25 octobre, 2012

Souffrance au travail On croit en l’humain chez Teleperformance ?

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 18:14

Décès de Raymond Aubrac,la CGT salue un homme d’exception dans Actualité CGT10

Lundi dernier, un salarié agent de maîtrise de 38 ans, travaillant depuis douze ans dans la société Teleperformance, importante centrale d’appel près de Toulouse, s’est mutilé à coup de couteau en sortant d’un entretien avec sa directrice.

Sous le choc, les salariés ont débrayé dès mardi et une grève unitaire s’est organisée hier pour dénoncer le stress au travail dans l’entreprise.

Les délégués du personnel ont à cette occasion rappelé qu’ils ont adressé des alertes en avril et septembre pour mettre leur direction en garde contre l’inflation d’arrêts de maladie et un taux d’absentéisme à 19,6 % lorsque la moyenne nationale est à 15,6 %.

Dans l’après-midi, le comité d’hygiène et de sécurité de l’établissement s’est réuni en urgence avec « le malaise au travail » inscrit à l’ordre du jour.

Sur le blog de Teleperformance on pouvait lire aujourd’hui que l’entreprise soutenait la première édition des « 24h de la relation client » avec un message du président de Teleperformance France, Peter Fergus O’Brien :

« C’est une entreprise ou nous croyons en l’humain. Où le travail en équipe est gagnant.

C’est un endroit ou nous travaillons les uns pour et avec les autres.

C’est ainsi que nous mettons de l’engagement dans notre pratique.

C’est une entreprise qui inspire. Pour apprendre, enseigner, grandir.

[...]« 

Seront-ils nombreux chez Teleperformance à vouloir participer au casting du « meilleur conseiller téléphonique » ?

21 mai, 2012

Des travailleurs américains se battent pour leurs retraites et leurs salaires

Classé dans : * Flash info / Affichage — cgtcaterpillar @ 17:01

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US Machinists est en grève à l’usine Caterpillar en Illinois et chez Lockheed Aeronautics au Texas.

ÉTATS-UNIS: Le 1er mai, juste avant l’expiration du contrat de travail précédent de six ans, 800 membres du syndicat International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM) se sont mis en grève chez Caterpillar Inc. à Joliet, Illinois. L’usine fabrique des systèmes hydrauliques et autres composants pour des équipements lourds, notamment des camions à benne utilisés dans les exploitations minières et que Caterpillar fabrique dans d’autres usines en Illinois et ailleurs.

Au premier trimestre de 2012, Caterpillar qui a enregistré un bénéfice de 1,5 milliard d’USD, a demandé aux membres de la section 851 de l’IAM d’accepter un gel des salaires pendant six ans. Caterpillar cherche également à obtenir une réduction des coûts médicaux en proposant un doublement de la quote-part des frais de santé laissée à la charge du salarié.

Selon l’IAM, le salaire du directeur général de Caterpillar, Douglas Oberhelman, était en 2011 de 16,9 millions d’USD, soit une augmentation de 60 pour cent par rapport à ce qu’il avait touché en 2010, et d’autres cadres supérieurs ont reçu des augmentations salariales du même ordre.

Une autre section locale de l’IAM en est actuellement à sa deuxième semaine de grève chez un important entrepreneur, Lockheed Martin à Fort Worth, Texas, qui travaille pour le ministère américain de la Défense.

Environ 3.600 salariés représentés par l’IAM sont partis en signe de protestation quand leur contrat a pris fin le 22 avril à minuit, pour protéger les prestations de retraite et de maladie des personnes nouvellement embauchées dans les installations de Lockheed Martin au Texas, en Californie et au Maryland. Selon l’IAM, la dernière offre de l’employeur “contenait des arguments visant à interdire la participation des personnes nouvellement embauchées au régime de retraite comportant des prestations précises”. La proposition qui a été rejetée prévoyait une transition pour une majorité de salariés de Lockheed à un régime de soins de santé à coût élevé avec une franchise importante sans plafonnement annuel du montant à la charge du salarié.

“C’est le point zéro du combat mené à l’échelle nationale pour protéger les soins de santé et les prestations de retraite”, a déclaré Bob Martinez, vice-président général du territoire du Sud de l’IAM. “Nous avons hérité des générations précédentes de membres de l’IAM du régime de prestations de retraite chez Lockheed, et nous ne sommes pas prêts à être la génération qui lui tournera le dos”.

Le 22 avril, 94 pour cent des membres de l’IAM ont rejeté la proposition de l’entreprise, après quoi ils ont voté à 93 pour cent en faveur de la grève. L’usine de production aérospatiale de Fort Worth emploie également 10.000 entrepreneurs et du personnel non syndiqué de Lockheed qui continuent de travailler pendant la grève. Au premier trimestre de 2012, les bénéfices chez Lockheed Martin ont augmenté de 20 pour cent par rapport à la même période en 2011, avec un revenu net de 665 millions d’USD.

D’autres renseignements se trouvent dans le rapport de l’ICEM: http://www.icem.org/en/78-ICEM-InBrief/5013-US-Machinists-Strike-Lockheed-Aeronautics-in-Texas-Caterpillar-Plant-in-IllinoisMay 03, 2012 – Alex Ivanou

27 novembre, 2010

Échirolles La colère des « Cater » revient comme un boomerang

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 12:14

Échirolles La colère des « Cater » revient comme un boomerang dans Actualité humanitefr le 27 NOVEMBRE 2010

Dans les usines de la multinationale, les salariés viennent, malgré des pressions patronales, de conforter la CGT comme syndicat majoritaire. Un résultat qui doit autant à la lutte pour l’emploi qu’à celle pour les retraites. Échirolles et Grenoble (Isère),envoyé spécial.

Ce sont des gars qui ne plient pas, ils l’ont prouvé à maintes reprises l’année dernière. Ils ne rompent pas non plus, ce sont des métallos, ce sont les « Cater » – ceux de la CGT, en tout cas. Pas des gonzes qui aiment prendre la pose, ils ont d’autres choses à faire, toujours pressés, pas simples à arrêter, comme des bulldozers, naturellement. Alors quand, mercredi, ils disent « OK, on la fait, cette photo », cela a du sens, mais lequel ? C’est criant, allez-y, regardez-les bien ! Ce matin, ils se font un malin plaisir à s’afficher ensemble, nombreux – combien ? quinze ou vingt ? – devant l’entrée nord de l’usine Caterpillar d’Échirolles. Les pieds dedans, toutes voiles dehors. « La direction rêvait de ne plus nous avoir dans la boîte, brocarde Lionel Lopes, ouvrier soudeur, 17 ans d’ancienneté. Ils voulaient se débarrasser de la CGT pour se débrouiller, seuls, avec FO… Mais non, on est encore là, plus que jamais même, et au fond, on est loin devant tous les autres ! »

La semaine dernière, à l’occasion des premières élections professionnelles depuis le conflit social, en 2009, contre les 733 licenciements boursiers, les salariés de la multinationale fabriquant des engins de chantier ou pour le génie civil ont délivré un message. Et lundi matin, à la maison du comité d’entreprise (CE), en face de l’autre usine Caterpillar, celle de Grenoble, quand il s’agit, pour la CGT, de présenter les résultats à la presse, les chiffres valsent dans tous les sens. Participation (80 %), suffrages exprimés (75 %), premier collège, deuxième collège, délégués du personnel, sur Échirolles ou sur Grenoble, etc. Au CE, la CGT recueille 38,3 % (quatre élus, contre 43,7 % en 2006), FO fait 32,2 (trois élus, contre 37,3 %), la CFDT, 14,5 % (pas d’élu, contre 19 %) et, nouvelle venue chez Caterpillar, la CFTC, créée il y a deux ans par des dissidents de la CGT, obtient, elle, 14,1 % (pas d’élu). « Pour bien comprendre le score, il faut se souvenir qu’au bout du compte, plus de 600 salariés ont été virés de Caterpillar et qu’ensuite, près de cinquante autres ont été licenciés pour des motifs disciplinaires, incite Alexis Mazza, délégué syndical central. Beaucoup d’entre eux étaient des ouvriers plutôt portés sur la CGT. Nous sommes confortés dans notre place d’organisation majoritaire chez Cater ! »

À la veille des élections internes, le 16 novembre, la nouvelle DRH de Caterpillar, dépêchée sur place il y a quelques mois, a adressé un e-mail à tous les salariés des deux usines iséroises. « C’était la première fois qu’elle s’adressait à nous tous, et c’était pour attaquer un syndicat en particulier juste avant le scrutin ! » s’indigne Pierre Piccarreta qui a, l’année dernière, été le visage des « Cater en lutte ». Dans ce document que l’Humanité s’est procuré, la direction présente ses tentatives d’« instaurer un dialogue social constructif au sein de l’entreprise dans l’intérêt de tous ». « Un consensus est apparu en convenant qu’il fallait éviter de régler les différends devant les tribunaux, avance-t-elle. Alors que nous reprenons le dialogue de bonne foi, il est porté à notre connaissance une assignation en justice par l’organisation syndicale CGT, concernant l’intéressement 2009 et 2010. Cette assignation suscite une grande déception et de l’incompréhension, car elle arrive moins de deux semaines après avoir convenu avec les partenaires sociaux de se faire confiance. Dans ces conditions, je ne comprends pas comment réinstaurer un dialogue social constructif dans notre entreprise. »

« Cette attaque à peine masquée d’une direction contre la CGT est parfaitement illégale car elle est faite pour influer sur les résultats d’une élection interne, rappelle Patrick Bernard, responsable de la CGT métallurgie dans l’Isère. On pourrait l’attaquer devant les tribunaux, mais là, on a décidé de respecter le courage des salariés qui, malgré ces intimidations, ont choisi de mettre notre syndicat en tête… C’est aussi un indice d’une résistance qui reste très forte ! » Secrétaire de l’union départementale CGT, Lynda Bensella dénonce, elle aussi, des « pratiques d’inspiration mafieuse qui consistent à isoler le syndicat » : « La direction de Caterpillar est quand même sacrément décomplexée, c’est un scandale ! » À présent, les élus CGT qui, même en cas d’alliance entre FO et le représentant non syndiqué des cadres au CE, ne pourraient être empêchés de prendre la tête du CE qu’en cas d’intervention directe de la direction, réclament que Caterpillar s’engage à respecter l’expression majoritaire des salariés.

Au-delà des manœuvres en coulisses, le long conflit sur les retraites a, pour les « Cater », pu jouer aussi dans le résultat des élections professionnelles. « Un sondage a révélé que, dans le cadre du mouvement social, 77 % des salariés considèrent que la CGT a été le syndicat le plus combatif, analyse encore la responsable départementale du syndicat. Il y a un écart phénoménal par rapport à la CFDT, qui arrive en seconde position. Aucune entreprise n’est imperméable, je pense, à ce qui vient de se passer. Mais, évidemment, c’est d’abord le travail de terrain, d’échange et de proximité des militants à l’intérieur de Caterpillar qui a payé… » Délégué syndical sur le site d’Échirolles, Patrick Cohen est encore plus catégorique : « Cela fait 25 ans que je suis chez Cater et jamais je n’avais vu autant de salariés se mettre en grève et sortir pour manifester… Alors oui, c’est sûr que le débat et le mouvement sur les retraites ont pesé dans les têtes, au moment de se prononcer à l’intérieur de l’entreprise. La CGT a été la seule organisation à porter le combat à l’intérieur de l’entreprise et, manifestement, les salariés l’ont remarqué aussi… »

La vie continue. À l’Assemblée nationale, mercredi, le premier ministre fait son discours de rigueur générale. Le Medef est aux abonnés absents dans l’Isère : « Ils viennent de déménager et on ne sait même pas où ils sont désormais, glisse incidemment Lynda Bensella. On est obligés de défiler devant le patronat de la métallurgie, celui du BTP ou la chambre de commerce et d’industrie… » Et pendant ce temps, la colère sociale rentre dans les boîtes. Les syndicalistes CGT se dispersent après la photo, et retournent à l’intérieur. Tout à leur tournée des ateliers pour « remercier » les salariés qui leur font confiance. « On montre qu’on est là et qu’on va le rester , lance Alexis Mazza. Tu as besoin de nous, tu viens nous voir ! Et même quand tu n’as pas besoin, il n’y a pas de souci, on est là quand même ! Les patrons font la gueule, on sait que même les Américains ont les boules, ils ont compris que, dorénavant, s’ils veulent délocaliser une ligne de production, on sera là, on peut bloquer ces processus, si on n’a pas assez d’informations… » Tout commence quand tout finit. Pour les « Cater » aussi.

Thomas Lemahieu

7 septembre, 2010

Grenoble : Les métallos en nombre

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 18:55

L’Humanité, le 07 Septembre 2010

65 000 personnes ont battu le pavé à Grenoble (Isère) soit 15 000 personnes de plus que le 24 juin. Fort de ce succès, les syndicats isérois se disent prêt à remettre le couvert si le gouvernement ne recule pas sur l’âge de départ à la retraite.

« Sarkozy ta réforme des retraites prend l’eau ! », affiche une banderole détrempée. Sous les gouttes de pluie et une nuée de parapluie, l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, Unsa, Sud, FO, FSU, CFE-CGC défile dans les rues de Grenoble. Humides, les manifestants sont presque ragaillardis par ce temps maussade.

« Cette fois-ci, on prend les grands boulevards, c’est pour les grandes manif » assure Patrick Brochier, secrétaire de l’union départementale CGT. Effectivement, 65 000 personnes, soit 15 000 de plus que le 24 juin dernier se sont jointes à la manifestation. « Il faut que le gouvernementt recule sur tous les points comme la reconnaissance de la pénibilité, l’allongement de durée de cotisation… qui posent problème dans ce projet  ».

Sur le camion des métallos de la CGT, coiffé d’une perruque blonde, Jacky, ouvrier chez Dickinson, fabricant de seringue, tape sur un tonneau. « Si on casse notre industrie, comment on va créer des emplois et ensuite pouvoir financer les retraites ? » La quasi totalité des syndicats CGT de la métallurgie suivent cette journée de grève.

Richard, ouvrier chez Caterpillar, a installé sa banderole sur son parapluie pour porter haut les couleurs de la CGT. « On travaille en 4/8 dans le bruit, les odeurs, A 55 ans, j’en ai déjà plus que marre, soupire t-il. Chez Caterpillar, le Plan social de 2009 avec plus de 700 suppressions de postes aussi laissé une ambiance de travail dégradée.

« Jacques Chirac a une retraite 56 fois supérieure à la mienne ». Sylvain, retraité du bâtiment, s’agrippe à sa pancarte faite maison. « Il y a de l’argent pour payer la réforme des contraire, qu’on ne nous dise pas le contraire. Ca me dégoute, les affaires d’argent et de politique avec madame Bettencourt », rage-t-il.

« On est totalement prêt à retourner manifester »

Autre génération, Célia, 14 ans venue manifester avec sa maman, Véronique, caissière et déléguée FO chez Casino. « Je veux qu’elle se rende compte que ça la concerne aussi. Si on bosse plus longtemps, Ça fera moins de travail pour elle ». Véronique décrit la poursuite de son emploi deux ans de plus comme complètement utopique. « C’est physiquement impossible et de toute façon, on nous fait comprendre qu’une caissière de 60, c’est mauvais pour l’image de marque de la maison ».

Emboitant le pas aux salariés, Annie David, sénatrice communiste de l’Isère, aimerait une manifestation de la même ampleur le 5 octobre pour l’examen du projet par la chambre haute. Pas impossible. Si tous les organisations attendent la réunion intersyndicale de mercredi pour décider de la suite du mouvement, l’envie d’en découdre avec le projet est sur toutes les lèvres « on est totalement prêt à retourner manifester », insiste Annie, déléguée Sud PTT chez France Télécom.

Arrivée sur la place de la préfecture, Luc, délégué Unsa à la Semitag, transport de l’aglomération grenobloise, savoure l’ampleur de la mobilisation et tacle la réforme. « Je suis chauffeur de bus, j’ai mal au dos, mais je suis rassuré, madame Bachelot a déjà prévu les déambulateurs pour nous faire bosser jusqu’à 62 ans! » Avant de repartir, il redécore la place avec une banderole de l’Intersyndicale. Souvenir d’une pari réussi.

Envoyée spéciale,

Cécile Rousseau

 

6 septembre, 2010

Mobilisation et grèves du 7 septembre,70% des Français approuvent

Classé dans : Actualité — cgtcaterpillar @ 10:28

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lundi 6 septembre 2010, par Frédéric Dayan

Selon un sondage paru dimanche dans Ouest France, une majorité de Français (70%) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi contre le projet de loi sur les retraites. A noter que cette approbation culmine à 87% chez les 18-24 ans

Selon l’âge, l’opposition au projet de recul de l’âge de départ à la retraite estt majoritaire chez les 25-34 ans (52% le jugent inacceptable) et les 35-49 ans (53%).

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